"- Pourquoi lis-tu ? C'est tellement démodé. - La lecture agrandit l'âme."

Je lis parce que la lecture est une amitié, et que jusqu'à aujourd'hui, je n'ai trouvé ami plus réconfortant, sincèrement. La lecture nous permet de nous évader, et comme beaucoup je pense, je ressens ce besoin intense de m'évader de ce monde, j'ai besoin que la lecture encombre la mémoire et empêche de penser. Comme le disait si bien l'auteur du joueur de croquet, chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même et s'il y a bien quelque chose dont j'ai besoin d'être sauvée, c'est bien de moi-même. Ou encore, qui pourrait ne pas donner raison à ce cher Montesquieu, qui nous disait intimement qu'une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie. Dans les pages de ces livres, je trouve le réconfort, la force de redonner un sens à sa vie, parce que la lecture, est une porte ouverture sur un monde enchanté. Je lis parce que la lecture apporte à l'homme plénitude. Je vous en parle parce que le discours apporte l'assurance et l'écriture exactitude. Sans orgueil ni préjugé, je déclare qu'après tout, il n'y a pas de plaisir qui vaille la lecture et que pour une fois, le plaisir n'est pas amené par un péché.

Dans cet article, j'ai cité respectivement, les personnes suivantes :
 * Marcel Proust / Herbert George Wells / Daniel Pennac / Montesquieu / François Mauriac / Francis Bacon / Jane Austen





Amélie Nothomb - Cosmétique de l'Ennemi


PORTRAIT CHINOIS LIVRESQUE

Un portrait chinois est un jeu littéraire, de type questionnaire de Proust, où il s'agit de déceler certains aspects de la personnalité d'un individu ou d'identifier des goûts ou des préférences personnelles, au travers d'un questionnaire basé sur l'identification à des personnes, des objets ou des éléments divers.

J'ai découvert ce portrait chinois livresque sur le blog afdmlitteraturejeunesse, mais j'ai ôté quelques questions qui ne me semblaient pas importante par rapport à moi-même, celles-ci étant "un booktuber" et "une saga", étant donné que je ne connais pas suffisamment la sphère de booktube pour me prononcer à ce sujet, et que je ne lis pas les sagas.


LE PORTRAIT CHINOIS DE MOI

Si j'étais un livre, je serais Premier Bilan Après L’Apocalypse dans lequel Frédéric Beigbeder nous parle des livres que nous devrions tous avoir lu avant l'extinction du livre papier. Ainsi il classe des livres au nombre de cent qu'il explique noter selon dix critères, puissent-ils être atypiques, dont : "Vie privée de l'auteur (par exemple, un bon point s'il s'est suicidé jeune)", "Méchanceté, agacement, colère, éruptions cutanées (un point si j'ai ressenti l'envie de jeter le bouquin par la fenêtre)" ou encore "Érotisme, sensualité, de la prose (un point en cas d'érection, deux en cas d'orgasme sans les mains)". Ce livre a été mon seul ami comprenant le mal que je ressentais en observant toutes ces personnes lire sur un écran.



 Si j'étais une couverture, je serais celle d'Attentat d'Amélie Nothomb chez les éditions Le Livre de Poche. Ce visage qui se brise comme un pot en céramique qui aurait subi de trop les dangers de l'humidité et de la vieillesse. Et puis le visage de la jeune femme est d'une magnificence subtile. Merci B. Jaubert d'avoir crée une si belle image.



Si j'étais une maison d'édition, je serais Gallimard.



Si j'étais un bestseller, je serais Pour que tu ne te perdes pas dans le métro de Patrick Modiano, parce que ce titre est d'une beauté extatique. Je n'ai pas encore lu l'intégralité de ce roman, parce que je l'avais oublié dans une maison qui n'est pas la mienne, et que lorsque je l'ai récupéré, je lisais déjà plus de trois livres différents. Mais il m'attend, et je mettrai fin à cette absence d'ici peu, j'espère.L'écriture est d'une innocence sans pareil, cela a le don de créer en moi un sentiment de merveille. Lire des gens parler de choses banales, qui ne disent pas les grands mots, ça fait un bien fou. "Oui, je me souviens avoir écrit un mot pour justifier son absence à cause d'une grippe."




Si j'étais un personnage féminin, je serais Juliette, du roman La beauté sur la terre, de Charles-Ferdinand Ramuz. En quatrième de couverture, on peut lire cette description de la jeune fille. "Juliette, une jeune orpheline cubaine, rejoint son oncle dans un village près du lac Léman. Sa beauté réenchante le monde : elle illumine la terre, l'air et l'eau. Mais est-elle, pour les hommes qui la contemplent et la désirent, une bénédiction." Juliette, c'est le poison qui tue dans les choses qui rendent heureux.


Si j'étais un personnage masculin, je serais Dorian Gray, le fameux personnage du roman d'Oscar Wilde, Le portrait de Dorian Gray. Il est beau, il est perdu, il est prêt à tout pour poursuivre son idéal de vie. Il fait du piano, il côtoie les artistes. Il agit sans réfléchir, il se remémore, il repense, il regrette. Dorian Gray, c'est l'homme, c'est l'être humain.



Si j'étais un marque-page, je serais ce petit morceaux de papier sur lequel j'ai collé trois photos de ma maman et moi dans notre jeunesse. 




Si j'étais une quatrième de couverture, je serais celle de Je vais mieux, livre de David Foenkinos. Ce livre m'avait été conseillé et je n'en avais jamais entendu parler auparavant. La première de couverture ne me plaisait pas particulièrement, alors j'ai retourné le livre et là... "Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non. J'ai tout essayé... J'ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. J'ai eu des problèmes au travail, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants." Mon envie de me plonger dans cet ouvrage est alors arrivée à la manière en crescendo pour atteindre le point culminant : "Je ne savais plus que faire pour allez mieux... Et puis, j'ai fini par comprendre."





Si j'étais un classique, je serais Les Misérables de Victor Hugo, que je n'ai pas encore eu la force mentale de terminé. Ce livre raconte la vie des pauvres gens, des gens paumés, des gens un peu comme moi de l'intérieur. Il raconte qu' "il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour ; mais il était joyeux parce qu'il était libre." Il montre au monde la beauté de la tristesse.



Si j'étais un accessoire de lecture, je serais du thé et des bougies. Je ne lis pas toujours en buvant du thé à la lumière qui se meut à cause du vent d'une bougie, mais ces instants de lecture sont les plus paisibles. Et ça fait du bien, parfois de se couper totalement du reste de l'univers et de plonger dans celui que l'on a créé pour vous.